Publié le 10/05/2012 à 21:07
poursuivre notre combat pour la dignité humaine
En ce jeudi 10 mai, consacré depuis 2006 date officielle de commémoration de l'abolition de l'esclavage, le Conseil de l'Ordre de la GLMF et son Grand Maître, Christian Fleurentdidier appellent à se souvenir des millions d'hommes et de femmes victimes de la traite négrière.
Nous souhaitons saluer la mémoire du Frère Victor Schœlcher pour son action en faveur de l'abolition définitive de l'esclavage en France, via le décret d'abolition du 27 avril 1848.
L'esclavage est une indignité et repose tant sur le mépris et la déshumanisation de l'Autre que sur un partage inique des richesses. Il est en contradiction avec nos valeurs d'Egalité, de Liberté et de respect absolu de la personne humaine.
Rappelons cependant que l'esclavage sous toutes ses formes, qu'il s'agisse du travail forcé, de la marchandisation d'individus à des fins productives, de l'entrave à la liberté de travailleurs déplacés, du travail des enfants, de la prostitution forcée, persiste dans de nombreux pays du monde.
Malgré les progrès incontestables en matière de textes légaux ou de conventions internationales, les situations d'asservissement restent nombreuses.
Les statistiques du Bureau international du Travail rappellent que la main-d’œuvre enfantine constitue une part constante de la population active mondiale et qu'elle perdure ou s'accroît au rythme des crises économiques successives. La permanence de la pauvreté (2,7 milliards d’humains survivent avec moins de deux dollars par jour, et un milliard souffrent de la faim) contribue au recours à la main d'oeuvre enfantine pour assurer la subsistance des familles ou constituer un complément de revenus aux foyers les plus pauvres.
La vigilance face aux dérives de l'économie mondiale, s'impose avec toujours plus d'actualité au regard de la dignité de l'Homme face au travail.
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Publié le 07/05/2012 à 15:31
un affront aux droits des femmes !
Le vendredi 4 mai 2012, le Conseil constitutionnel décidait d’abroger avec effet immédiat l’article 222-33 du Code Pénal concernant le harcèlement sexuel, selon lequel «Le fait de harceler autrui dans le but d'obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende.» Cette abrogation s’est faite à l’issue du dépôt d’une QPC par un ancien député condamné en 2011 pour de tels actes délictuels.
Depuis 1992, cette loi avait été mise en place dans le but de protéger les victimes de violences sexistes et sexuelles et constituait une avancée majeure dans la défense des droits des femmes en France.
Jugeant cette disposition contraire au principe de légalité des délits et des peines, puisqu'il permettait que le délit de harcèlement sexuel soit punissable sans que les éléments constitutifs de l'infraction soient suffisamment définis (notamment depuis la réforme de 2002), le Conseil Constitutionnel a souhaité que cette décision d’annulation prenne effet à compter de la publication de la décision et soit applicable à toutes les affaires non jugées à cette date.
Cette abrogation, qui aurait dû se dérouler de manière différée, dans l’attente de la rédaction d’une nouvelle loi, crée aujourd’hui une préoccupante situation de vide juridique.
Prenant la mesure du préjudice moral et des conséquences financières pour toutes les femmes dont les plaintes sont annulées, prenant la mesure du blanc-seing accordé à tous les harceleurs pendant la période où durera cette situation de non-droit, la GLMF a souhaité soutenir publiquement les associations féministes comme toutes celles et tous ceux qui luttent pour l’égalité des Droits.
La Grande Loge Mixte de France, obédience mixte et libérale, par l’intermédiaire de son Grand Maître Christian Fleurentdidier, appelle les parlementaires à légiférer sans délai pour que cette situation prenne fin au plus vite.
Au nom de la justice et du respect de la dignité humaine.
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Publié le 02/05/2012 à 11:33
Une délégation du Conseil de l'Ordre, accompagnée de VVMM et de FF et SS parisiens de la Grande Loge Mixte de France, était présente au côté du GODF et de la GLFF afin de célébrer la mémoire des Insurgés de la Commune.
Un très forte représentation de Frères et de Sœurs, toutes obédiences confondues, marquait un 1er mai fort de sens. Signe à qui voudrait l'entendre que les Francs-Maçons de France ne capitulent pas face au chauvinisme primaire des versaillais d'aujourd'hui et qu'ils seront au premier rang des défenseurs de l'humanisme, de la démocratie et de la liberté.
Publié le 26/04/2012 à 17:30
est incompatible avec la République !
La Grande Loge Mixte de France n'a pas vocation à intervenir dans le débat politique, et les deux candidats, dont l'un sera notre Président de la République, illustrent par leurs compétences et leurs propositions deux visions différentes de la France et deux projets de société également respectables pour son avenir.
Pour autant, la GLMF entend réagir et appeler à une vive réaction des Français face à la proposition selon laquelle "Le Pen est compatible avec la République".
Aujourd’hui, si le droit autorise bien le Front National à participer au débat politique, l’idéologie qu’il véhicule, au-delà même de ses propositions, est fondamentalement incompatible avec les principes républicains. Cette situation impose une vigilance accrue de la part de tous les responsables politiques, mais également de tous les Français.
Il est certain qu’aujourd’hui notre société traverse une période de crise tant existentielle qu’économique. A chaque fois, le chant des sirènes extrémiste se fait entendre dans le rejet de l’Autre, la fixation identitaire, l’apologie de l’ordre et de l’autorité.
Contrairement à ses prises de position publiques, les laboratoires d’idées du Front National restent, aujourd’hui encore, des mouvements dont les principes et les références s’opposent catégoriquement à la démocratie, à l’humanisme, ainsi qu’à la laïcité. Raciste, xénophobe, antisémite, antihumaniste et exclusif, qu’il soit d’obédience intégriste catholique ou neopaïenne, le FN s'abrite derrière la démagogie d'un programme “Ni droite, ni gauche, Français” de triste mémoire.
L’idéologie véhiculée par le FN est incompatible avec les valeurs partagées et pratiquées dans les Loges de la Grande Loge Mixte de France, comme dans celles de nos Obédiences amies, à savoir : la Démocratie, la Liberté, la Fraternité et l’Egalité.
L’idéologie du FN est aussi et avant tout incompatible avec la République.
La Grande Loge Mixte de France a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même. Elle proclame le principe de laïcité considéré comme l’opposition à toutes les aliénations et notamment à toute influence dogmatique. Elle se réfère à la liberté absolue de conscience, c’est-à-dire le droit pour chaque Franc-Maçon de croire à une vérité révélée de son choix ou de ne pas croire. Elle a pour devise Liberté, Égalité, Fraternité.
La Grande Loge Mixte de France a pour devoir d’étendre à toute l’humanité les liens fraternels qui unissent les Francs-Maçons. Elle recommande à ses initiés de participer à la vie publique, sociale et culturelle et de diffuser les fruits de leur recherche par leur exemple.
Francs-maçons, républicains, électeurs et citoyens, redoublons aujourd’hui de vigilance !
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Publié le 19/04/2012 à 13:16
Commémoration de la Commune de Paris
1er mai 2012 – Cimetière du Père Lachaise - Paris Le 1er mai prochain, participez à la commémoration de la Commune au cimetière du Père Lachaise à Paris en présence d’une délégation des Conseillers de l’Ordre et des représentants des autres Obédiences françaises. Occasion de marquer une période déterminante de notre Histoire avec des avancées fondamentales : les écoles publiques et gratuites, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, le Code du travail, la liberté de conscience, d’association, de religion, d’accès aux logements…
• 9h45 : Rassemblement entrée principale boulevard Ménilmontant Métro, ligne 2 : Père-Lachaise, Philippe-Auguste
Bus : 61, 69, 26 • 12h30 : Fin du circuit au mur des Fédérés
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Publié le 11/03/2012 à 18:01
La GRANDE LOGE MIXTE DE FRANCE
soutient l'initiative du
Collectif «Pour un droit universel d’aide à l’autonomie»
Elle est signataire de ce courrier transmis à l'ensemble des candidats à la Présidence de la République :
La réforme de la prise en charge de la « Dépendance » devait être un grand chantier du quinquennat tant les attentes des élus, des collectivités, des associations et, surtout, des personnes âgées en situation d’incapacité, et de leurs familles, étaient légitimes et demandaient une réponse urgente. Pourtant, malgré les très nombreuses rencontres avec les partenaires concernés au niveau de l’Etat, des régions et des départements, malgré de nombreuses études et missions parlementaires, et malgré des déclarations officielles laissant présager une amorce de solution, le gouvernement a repoussé « sine die » toute réforme.
Pourquoi ? Ni le prétexte de la crise financière et économique, ni le manque d’analyses invoqué ne nous paraissent crédibles.
Les besoins générés par les situations de handicap et d’incapacité, quel que soit l’âge, restent mal couverts. Les dispositifs qui y répondent sont éclatés entre de multiples acteurs, ce qui les rend illisibles et inefficaces, ce qui laisse à la charge des personnes en situation d’incapacité notamment les plus âgées des sommes de plus en plus élevées, et une charge de travail croissante pour les familles.
La souscription d’une assurance individuelle obligatoire n’est pas de nature à compenser les besoins d’aide, d’après l’avis même du gouvernement. Le respect de la dignité des personnes atteintes impose une réponse financière basée massivement sur la solidarité nationale.
Le maintien de la barrière d’âge (60 ans) amène à une discrimination par l’âge dans la compensation des besoins générés par la perte d’autonomie pour l’accomplissement des activités essentielles de la vie quotidienne, avec un montant d’allocations pouvant varier de plus d’un, avec l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) à 60ans et au-delà, à sept, avec la prestation de compensation du handicap (PCH) avant 60 ans.
Ce dispositif est une injustice et une discrimination par l’âge contraires aux règles d’égalité de droits de notre République, même si les réponses à mettre en œuvre, en dehors de la compensation, ne sont pas de même nature. Il est une régression sociale par rapport à la période où la prestation de compensation était indépendante de l’âge.
Nous vous demandons de vous engager à créer un DROIT UNIVERSEL D’AIDE A L’AUTONOMIE sans distinction d’âge, financé essentiellement par la solidarité nationale.
Les citoyens de notre Nation souhaitent débattre d’un nouveau contrat social, car il ne s’agit pas d’une simple mesure financière mais bien d’une réforme plus globale touchant également la gouvernance du dispositif d’aide et de soins.
Les membres du collectif, signataires de ce texte, attendent votre réponse.
Publié le 09/03/2012 à 14:10

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